Explorez comment l’intelligence artificielle contribue à atteindre les objectifs de développement durable dans les entreprises de taille moyenne et les grandes sociétés, en tenant compte de leurs défis spécifiques.
Intégration de l'intelligence artificielle pour atteindre les objectifs de développement durable

Comprendre le lien entre intelligence artificielle et objectifs de développement durable

Comprendre l’apport de l’intelligence artificielle aux enjeux de durabilité

L’intelligence artificielle (IA) s’impose aujourd’hui comme un levier incontournable pour accélérer la transition écologique et atteindre les objectifs de développement durable (ODD) définis par les Nations Unies. En France, de plus en plus d’entreprises, qu’elles soient de taille moyenne ou de grandes sociétés, explorent les opportunités offertes par l’IA pour optimiser leur consommation d’énergie, réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et améliorer la gestion des matières premières.

L’IA permet d’analyser d’immenses jeux de données afin de modéliser des scénarios de consommation, d’anticiper les besoins en ressources et d’identifier des pistes d’optimisation. Par exemple, grâce à des modèles prédictifs, il devient possible de limiter le gaspillage de matières, d’ajuster la production en fonction de la demande réelle et de réduire l’impact environnemental des activités. Cette approche s’inscrit dans une logique de développement durable, où chaque initiative vise à concilier performance économique et respect de l’environnement.

La notion de frugalité numérique prend également de l’ampleur. Les référentiels frugaux encouragent l’utilisation raisonnée des ressources informatiques et la conception de modèles d’IA moins énergivores. Cela répond à la nécessité de limiter la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre générées par les infrastructures numériques, tout en contribuant à la préservation de la biodiversité, notamment la vie aquatique.

  • Optimisation de la consommation d’énergie et des matières premières
  • Réduction des émissions de gaz à effet de serre
  • Développement de modèles écologiques adaptés aux territoires
  • Appui aux services de transition écologique dans les entreprises

Les grandes entreprises et les sociétés de taille moyenne sont ainsi invitées à intégrer l’IA dans leur stratégie RSE, en s’appuyant sur des initiatives reconnues et des investissements responsables. Pour approfondir la question de l’investissement dans les grandes marques ISR, vous pouvez consulter cet article sur l’investissement responsable.

Identifier les enjeux spécifiques aux entreprises de taille moyenne et aux grandes sociétés

Des défis distincts selon la taille de l’entreprise

Pour les entreprises de taille moyenne et les grandes sociétés, l’intégration de l’intelligence artificielle dans une démarche de développement durable ne présente pas les mêmes enjeux. Les ressources, la maturité numérique et la capacité à gérer des jeux de données volumineux varient fortement d’une structure à l’autre.
  • Entreprises de taille moyenne : souvent limitées par des budgets restreints et un accès plus difficile à des modèles d’IA avancés, elles doivent privilégier une approche frugale. L’optimisation de la consommation d’énergie et la réduction des émissions de gaz à effet de serre deviennent des priorités, tout en s’appuyant sur des référentiels frugaux adaptés à leur réalité. La transition écologique doit s’appuyer sur des solutions accessibles, favorisant l’économie de matière et la sobriété numérique.
  • Grandes sociétés : elles disposent généralement de moyens plus importants pour investir dans des initiatives d’IA à grande échelle. Leur impact environnemental étant souvent plus conséquent, elles sont attendues sur la mise en place de modèles prédictifs pour la gestion de la consommation d’énergie, la réduction des émissions de gaz à effet et la préservation de la vie aquatique. Leur responsabilité est aussi de structurer des politiques de données responsables, en lien avec les objectifs de développement durable fixés par les Nations Unies et le ministère de la transition écologique en France.

Enjeux communs et différenciés

Les deux types d’entreprises doivent répondre à des attentes croissantes en matière de transparence sur l’impact environnemental de leurs activités. Cependant, la capacité à mesurer et piloter cet impact dépend fortement de l’accès aux données, de la maturité des modèles d’intelligence artificielle et de la gouvernance mise en place.
  • Pour les entreprises de taille moyenne, il s’agit souvent de structurer une première démarche, en s’appuyant sur des outils simples et des initiatives locales pour réduire leur consommation d’énergie et de matière.
  • Pour les grandes sociétés, l’enjeu est d’intégrer l’IA dans une stratégie globale, en alignant les objectifs environnementaux avec les référentiels internationaux et en participant à des sommets ou programmes sectoriels.
Pour aller plus loin sur l’intégration de solutions technologiques responsables dans la stratégie RSE, consultez cet article sur l’intégration de fonds ESG dans la stratégie RSE d’entreprise.

Exemples d’applications concrètes de l’IA pour la durabilité

Des applications concrètes pour une transition écologique efficace

L’intégration de l’intelligence artificielle dans la stratégie RSE permet aux entreprises, qu’elles soient de taille moyenne ou de grande envergure, de répondre plus efficacement aux objectifs de développement durable (ODD) fixés par les Nations Unies. En France, plusieurs initiatives montrent que l’IA peut transformer la gestion des ressources, la consommation d’énergie et la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

  • Optimisation de la consommation d’énergie : Les modèles d’IA analysent les jeux de données issus des bâtiments, chaînes de production ou réseaux logistiques pour ajuster en temps réel la consommation énergétique. Cela contribue à la transition écologique en réduisant l’impact environnemental et les émissions de gaz à effet de serre.
  • Gestion frugale des matières premières : Grâce à l’intelligence artificielle, il est possible de prévoir les besoins en matières et d’optimiser leur utilisation. Cette approche s’inscrit dans une logique de développement durable et de sobriété, en limitant le gaspillage et en favorisant l’économie circulaire.
  • Protection de la biodiversité et des milieux aquatiques : L’IA permet de surveiller la qualité de l’eau et la vie aquatique à travers l’analyse de données environnementales. Les entreprises engagées dans la transition écologique peuvent ainsi anticiper les risques et adapter leurs pratiques pour préserver les écosystèmes.
  • Réduction de la consommation énergétique des services numériques : L’adoption d’un référentiel frugale pour le développement des modèles d’IA limite la consommation d’énergie liée au traitement des données. Cela s’aligne avec les recommandations du ministère de la Transition écologique et favorise un usage responsable de la technologie.

Pour aller plus loin, l’utilisation d’indicateurs économiques territoriaux, comme présenté dans cet article sur les indicateurs économiques du territoire, permet de mesurer l’impact réel des initiatives IA sur les objectifs environnementaux et la transition écologique des entreprises.

En s’appuyant sur des données fiables et des modèles intelligents, les entreprises peuvent ainsi renforcer leur engagement en faveur du développement durable, tout en répondant aux attentes croissantes des parties prenantes et des territoires.

Les freins à l’adoption de l’IA pour la RSE

Obstacles techniques et environnementaux à l’intégration de l’IA

L’intégration de l’intelligence artificielle dans la stratégie de développement durable des entreprises, qu’elles soient de taille moyenne ou de grande envergure, se heurte à plusieurs défis majeurs.
  • Consommation d’énergie et émissions de gaz à effet de serre : Les modèles d’IA, en particulier ceux nécessitant de vastes jeux de données, sont très gourmands en énergie. Leur fonctionnement peut générer une hausse significative des émissions de gaz à effet de serre, ce qui va à l’encontre des objectifs environnementaux et de la transition écologique prônés par le ministère de la Transition écologique en France.
  • Gestion des données et impact écologique : La collecte, le stockage et le traitement des données nécessaires à l’IA impliquent une consommation importante de ressources matérielles et énergétiques. Cela pose la question de la frugalité numérique et de la nécessité d’adopter un référentiel frugal pour limiter l’impact environnemental, notamment sur la vie aquatique et les territoires écologiques.
  • Complexité des modèles et accessibilité : Les entreprises de taille moyenne rencontrent souvent des difficultés à accéder aux modèles d’IA avancés, faute de moyens techniques ou financiers. Cette inégalité d’accès peut freiner la généralisation des initiatives durables et ralentir la transition vers un développement plus responsable.

Enjeux réglementaires et éthiques

Les entreprises doivent également composer avec un cadre réglementaire en évolution constante, notamment en matière de protection des données et de respect des normes environnementales. Les exigences des Nations Unies en matière d’objectifs de développement durable (ODD) imposent une vigilance accrue sur l’impact des technologies employées.
  • Transparence et responsabilité : Les modèles d’IA doivent être transparents et explicables afin de garantir une utilisation éthique et conforme aux attentes sociétales. Cela implique de documenter les impacts sur la consommation d’énergie, la gestion des matières premières et les émissions de gaz à effet de serre.
  • Alignement avec les référentiels internationaux : L’adoption de l’IA doit s’inscrire dans une démarche cohérente avec les référentiels internationaux et nationaux, afin de maximiser la contribution aux objectifs de développement durable.

Freins organisationnels et humains

Enfin, la transition vers une intelligence artificielle durable nécessite un engagement fort des équipes et une adaptation des modes de gouvernance.
  • Manque de compétences internes : Le déficit de compétences en matière d’IA et de développement durable freine l’adoption de solutions innovantes, en particulier dans les entreprises de taille moyenne.
  • Résistance au changement : La transformation des pratiques et des modèles d’affaires peut susciter des réticences, notamment face à l’incertitude sur le retour sur investissement des initiatives IA et sur leur impact réel sur la transition écologique.
La prise en compte de ces freins est essentielle pour élaborer une stratégie RSE efficace, capable de concilier innovation technologique et respect des objectifs de développement durable.

Bonnes pratiques pour intégrer l’IA dans une stratégie RSE

Favoriser une approche responsable et frugale de l’IA

Pour intégrer l’intelligence artificielle dans une stratégie RSE, il est essentiel d’adopter une démarche frugale et responsable. Cela implique de limiter la consommation d’énergie et de matières premières lors du développement des modèles d’IA. Les entreprises peuvent s’appuyer sur des référentiels frugaux, qui encouragent l’optimisation des ressources et la réduction des émissions de gaz à effet de serre. En France, plusieurs initiatives soutenues par le ministère de la Transition écologique visent à promouvoir une IA sobre et respectueuse de l’environnement.

Impliquer les parties prenantes et structurer la gouvernance

La réussite de l’intégration de l’IA dans la RSE repose sur l’implication des parties prenantes internes et externes. Il est recommandé de mettre en place un comité de pilotage dédié, associant les directions RSE, informatique et métiers. Ce comité veille à l’alignement des projets IA avec les objectifs de développement durable (ODD) et les objectifs environnementaux spécifiques à chaque entreprise. Il s’assure également de la conformité aux normes et référentiels en vigueur, notamment ceux des Nations Unies.

Optimiser la gestion des données et limiter l’impact environnemental

La collecte et l’utilisation des jeux de données doivent être pensées pour limiter l’impact environnemental. Il est conseillé de privilégier des sources de données locales et de réduire la duplication des données. L’utilisation de modèles d’IA moins énergivores, adaptés à la taille de l’entreprise, contribue à une transition écologique efficace. Les grandes sociétés comme les entreprises de taille moyenne peuvent ainsi réduire leur consommation d’énergie et leurs émissions de gaz à effet de serre.
  • Évaluer la pertinence de chaque projet IA au regard des ODD et des enjeux de transition écologique
  • Former les équipes à l’utilisation responsable de l’IA et à la gestion durable des données
  • Mettre en place des indicateurs de suivi pour mesurer l’impact de l’IA sur la consommation d’énergie, les émissions de gaz et la préservation de la biodiversité (ex : vie aquatique)
  • Favoriser la mutualisation des ressources et des infrastructures pour limiter l’empreinte écologique

Encourager l’innovation et le partage d’expériences

Participer à des sommets, réseaux ou initiatives sectorielles permet de rester informé des meilleures pratiques et d’anticiper les évolutions réglementaires. Les entreprises engagées dans la transition écologique peuvent ainsi valoriser leurs actions et renforcer leur crédibilité auprès des parties prenantes. L’échange d’expériences sur l’intégration de l’intelligence artificielle dans la stratégie RSE contribue à accélérer l’atteinte des objectifs de développement durable, tout en maîtrisant l’impact environnemental des technologies utilisées.

Mesurer l’impact de l’IA sur les objectifs de développement durable

Choisir des indicateurs adaptés à la réalité de l’entreprise

Pour mesurer l’impact de l’intelligence artificielle sur les objectifs de développement durable (ODD), il est essentiel de sélectionner des indicateurs pertinents. Les entreprises de taille moyenne et les grandes sociétés doivent s’appuyer sur des référentiels existants, comme ceux proposés par les Nations Unies ou le ministère de la Transition écologique en France. Ces indicateurs couvrent des thématiques variées : consommation d’énergie, émissions de gaz à effet de serre, gestion des matières premières, ou encore préservation de la vie aquatique.

Collecte et analyse des données : la clé d’une évaluation fiable

L’efficacité de l’IA dépend de la qualité des jeux de données utilisés. Pour suivre l’évolution des impacts, il est recommandé de :
  • Mettre en place des outils de suivi automatisés pour la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre
  • Analyser la réduction de la consommation de matières grâce à des modèles d’IA frugale
  • Évaluer la contribution des initiatives IA à la transition écologique sur les territoires
L’utilisation de modèles prédictifs permet d’anticiper les effets à long terme sur les objectifs environnementaux et de piloter la stratégie RSE en continu.

Intégrer la mesure d’impact dans la gouvernance RSE

Pour garantir la crédibilité des démarches, il est conseillé d’intégrer la mesure d’impact dans la gouvernance de la RSE. Cela passe par :
  • La publication régulière de rapports sur l’impact environnemental des services IA
  • L’implication des parties prenantes dans l’évaluation des résultats
  • L’ajustement des modèles et des initiatives en fonction des retours et des données collectées
Cette approche favorise la transparence et l’amélioration continue, tout en renforçant la confiance des partenaires et des clients.

Vers une IA plus frugale et responsable

La transition vers une intelligence artificielle frugale est un enjeu majeur pour limiter la consommation d’énergie et de matières. Les entreprises peuvent s’appuyer sur des référentiels frugaux pour concevoir des modèles moins énergivores et réduire leur impact environnemental. Cela contribue directement à l’atteinte des objectifs de développement durable, tout en répondant aux attentes croissantes en matière de responsabilité sociétale.
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