Comprendre l'impact des activités sur la biodiversité
Prendre conscience des interactions entre l’entreprise et la nature
Toutes les entreprises, quel que soit leur secteur ou leur taille, sont directement ou indirectement liées à la biodiversité et aux écosystèmes. Comprendre ces interactions est la première étape essentielle vers une gestion durable et responsable. Que ce soit à travers l’utilisation de ressources naturelles, la production, l’approvisionnement ou même la gestion des déchets, chaque activité a un impact sur la nature et les espèces qui nous entourent.
Dans le cadre actuel du développement durable en France, il ne s’agit plus seulement de limiter la pollution ou de réduire la consommation d’eau, mais bien de préserver la biodiversité, ce capital naturel indispensable. La stratégie nationale biodiversité encourage ainsi les entreprises à considérer la nature comme un acteur clé de leur chaîne de valeur. L’alimentation durable, la gestion responsable des aires protégées ou encore la protection des oiseaux illustrent l’importance concrète de ces enjeux pour les entreprises.
Cette prise de conscience passe aussi par l’évaluation de l’utilisation des ressources, la gestion durable des matières premières, et la préservation des services écosystémiques. Du maintien de la qualité de l’eau à la lutte contre le changement climatique, en passant par la participation à des projets locaux ou nationaux, chaque démarche compte pour limiter l’artificialisation des milieux et soutenir la transition écologique.
- L’identification de la dépendance aux ressources naturelles
- L’analyse de l’exposition aux risques environnementaux
- La compréhension des attentes croissantes des parties prenantes et de la société
Le cadre réglementaire renforce ces attentes avec, par exemple, la Convention sur la diversité biologique et les différentes initiatives nationales. Les entreprises sont ainsi invitées à s’appuyer sur des projets en faveur de la biodiversité, la finance durable, ou encore les sciences participatives, pour structurer leur engagement et démontrer leur contribution effective.
Le secteur industriel est souvent cité pour son importance dans l’évolution des pratiques environnementales. Pour illustrer ce propos et découvrir comment renforcer l’impact des pôles éco-industries dans les entreprises de taille moyenne et les grandes corporations, vous pouvez consulter cet article dédié sur la gestion environnementale des entreprises.
Identifier les risques et opportunités liés à la biodiversité
Évaluer risques et opportunités pour bâtir une stratégie efficace
Les entreprises, qu’elles soient de taille intermédiaire ou de grande envergure, sont confrontées à des risques majeurs liés à la biodiversite et à l'environnement. La perte d’especes, la pression sur les ressources naturelles, la dégradation des ecosystemes et le changement climatique peuvent impacter la chaîne de valeur, la gestion durable des ressources et, à terme, la performance globale.
Identifier en amont ces risques permet de mieux comprendre l’impact de son activité sur la nature. Par exemple, une mauvaise gestion de l’eau ou une consommation excessive peut fragiliser des aires protegees, alors que des pratiques responsables favorisent la preservation biodiversite et la transition ecologique. Les entreprises engagées dans des projets de developpement durable et de protection biodiversite bénéficient souvent d’avantages compétitifs, d’une image responsable et de meilleures relations avec leurs parties prenantes.
- Risques : ruptures d’approvisionnement, perte de services ecosystemiques (pollinisation, purification eau), réduction du capital naturel.
- Opportunités : innovation dans l’alimentation durable, accès à des financements projets par des dispositifs nationaux comme la stratégie nationale biodiversité ou la convention diversite, valorisation auprès du public et des investisseurs.
Se baser sur des cadres reconnus tels que la Ligue Protection des Oiseaux ou les recommandations de la communauté scientifique (sciences participatives, consultation d’experts) peut faciliter la structuration de sa politique de protection. En France, plusieurs outils et référentiels nationaux accompagnent les entreprises dans leur gestion durable de la biodiversité et la mise en place de projets faveur la biodiversite.
Pour une analyse détaillée de l’effet du numérique dans la compréhension et le pilotage de l'empreinte écologique de votre entreprise, découvrez cet article sur l’impact de la fresque numérique dans les entreprises qui explore de nouvelles façons de sensibiliser vos équipes à l’importance de la biodiversité.
Impliquer les parties prenantes internes et externes
Mobiliser efficacement acteurs internes et réseaux externes
Pour intégrer la biodiversité au cœur de ses actions, une entreprise doit associer une multitude de parties prenantes. Collaborer avec les acteurs internes est essentiel pour que la stratégie soit comprise et partagée par tous. Il s’agit, par exemple, de proposer des formations sur la gestion durable des ressources naturelles ou d'encourager la participation à des projets en faveur de la protection des écosystèmes locaux, tels que des campagnes de préservation de la nature sur les sites de production.
- Inclusion des collaborateurs : sensibilisation, échanges sur l’impact des activités sur l’environnement, participation à des projets de sciences participatives ou de protection des oiseaux en partenariat avec des ONG.
- Dialogue avec les partenaires externes : fournisseurs, clients, associations locales, aires protégées, collectivités et acteurs engagés sur le territoire pour la préservation de la biodiversité.
- Coordination avec le cadre national : implication dans des dispositifs liés à la stratégie nationale biodiversité, conventions ou chartes : par exemple, renforcer sa raison d’être par l’adhésion à la démarche Ligue Protection de la Nature ou en soutenant des initiatives alignées avec les objectifs du développement durable en France.
Il est souvent bénéfique de s’appuyer sur des outils concrets pour améliorer la concertation et l’efficacité collective, comme les solutions mentionnées pour le comité social et économique : ces outils favorisent l’émergence de nouveaux projets et la prise de décisions éclairées, tout en intégrant la perspective de la gestion durable des ressources naturelles.
Enfin, mobiliser les financements nécessaires pour les projets en faveur de la biodiversité, en s’appuyant sur des fonds dédiés, est un levier clé. Cette démarche de co-construction, ancrée dans l’écoute et l’action, permet aux entreprises de contribuer au développement d’une alimentation durable, d’assurer la préservation des services écosystémiques, et d’amorcer ou d’accélérer leur transition écologique.
Intégrer la biodiversité dans la stratégie RSE
Consolider la gouvernance autour de la biodiversité
Pour qu’une démarche en faveur de la biodiversité soit efficace, elle doit être pleinement intégrée dans la stratégie RSE de l’entreprise. Cela commence par une gouvernance claire : définir des responsabilités, nommer des référents en gestion durable, voire constituer un comité biodiversité. Ce cadre permettra d’assurer la cohérence des initiatives, qu’il s’agisse de la protection des espèces locales, de la préservation des ressources naturelles ou de la gestion des aires protégées.Aligner la stratégie avec les référentiels nationaux et internationaux
Adopter une approche structurée suppose d’aligner ses engagements avec les objectifs de la Strategie nationale pour la biodiversite, les directives de la Convention sur la Diversite Biologique, ou encore les recommandations relatives aux services écosystémiques. En France, de nombreux dispositifs, comme la Ligue Protection des Oiseaux ou le suivi des aires protégées, facilitent l’identification des priorités nationales biodiversité.- Intégration des enjeux liés au capital naturel dans la matrice de double matérialité
- Développement de plans d’action adaptés au secteur d’activité et au périmètre de l’entreprise
- Mobilisation de ressources pour piloter des projets en faveur de la nature, du développement durable ou encore de la transition écologique
Renforcer les liens avec les opérations métiers
Les actions en faveur de la biodiversite doivent être transversales : elles concernent aussi bien la gestion de l’eau que l’alimentation durable, ou la réduction de l’impact environnemental des services et produits. Il est essentiel que chaque direction – achats, production, ressources humaines – soit impliquée dans la préservation biodiversite. Exemples concrets : intégrer la gestion durable dans les cahiers des charges fournisseurs ou soutenir des projets locaux de sciences participatives pour sensibiliser les collaborateurs.Prévoir des leviers de financement et d’innovation
Chaque entreprise doit réfléchir à comment soutenir la biodiversité via le financement projets adaptés, que ce soit par des partenariats avec la Ligue Protection ou des ONG, ou par le mécénat dédié à des aires protégées. Miser sur la technologie (gestion des données environnementales, suivi des espèces, création de services innovants) permet aussi d’étendre la portée des actions. Les projets alimentation durable, ou ceux favorisant la protection oiseaux, illustrent l’impact positif à court et long terme sur l’environnement et la qualité de vie des parties prenantes. Inscrire la biodiversité au cœur de la stratégie RSE, c’est donc considérer la gestion des ressources, la préservation des ecosystemes et la réponse au changement climatique comme des axes incontournables du developpement responsable et durable.Mesurer et suivre les actions en faveur de la biodiversité
Suivre l’évolution des actions sur la biodiversité : comment s’organiser ?
Mettre en œuvre une stratégie de protection biodiversité requiert de mesurer objectivement les effets des initiatives dans l’environnement. Pour les entreprises de toutes tailles, il devient indispensable d’outiller la gestion durable des projets et de s’appuyer sur des référentiels robustes.- Indicateurs pertinents : Établir des indicateurs alignés sur la stratégie nationale biodiversité, comme la réduction de l’artificialisation des sols, la préservation des espèces locales, ou encore l’optimisation des ressources naturelles. Les données recueillies servent à évaluer l’efficacité des actions de préservation biodiversite entreprises dans le cadre de la gestion durable.
- Outils de suivi : Divers outils existent, allant des audits internes aux démarches de sciences participatives, ou encore la cartographie des aires protégées affectées par les activités de votre structure. Il peut être utile de rejoindre des programmes nationaux ou des conventions diversite pour avoir un cadre d’action reconnu.
- Reporting et transparence : Rendre régulièrement compte des résultats obtenus favorise l’ancrage d’une démarche durable et la confiance avec les parties prenantes. Publier, par exemple, un rapport annuel sur la biodiversite en détaillant les projets en faveur de la nature, les services ecosystemiques restaurés, ou les zones de protection oiseaux soutenues par l’entreprise.
- Amélioration continue : S’appuyer sur le retour d’expérience pour adapter les actions à la réalité du terrain. La gestion des changements climatiques et la sauvegarde du capital naturel nécessitent une approche flexible et évolutive, à intégrer au fil des cycles de développement durable.
Surmonter les défis spécifiques à chaque structure
Défis opérationnels pour les entreprises de tailles différentes
Pour une entreprise de taille moyenne, mettre en œuvre des actions robustes en faveur de la biodiversité implique souvent de composer avec des ressources limitées. Le temps des équipes, le budget dédié à la protection des écosystèmes ou au financement de projets de préservation, et l’accès à des expertises techniques sont parfois contraints. Pourtant, la législation française et le cadre de la stratégie nationale biodiversité exigent de s’engager dans une transition écologique concrète, même pour ces acteurs. À l’inverse, pour les grandes corporations, la difficulté réside dans la gestion coordonnée de multiples sites, la standardisation de la gestion durable, et l’alignement entre la stratégie RSE globale et les particularités locales. La protection de la nature, la préservation des ressources naturelles (notamment eau et sols), la gestion d’aires protégées autour des sites industriels ou encore la prise en compte des services écosystémiques demandent des processus structurés, mais adaptables.Mise en place d’outils adaptés et gestion des connaissances
Pour surmonter ces obstacles, il est indispensable de sélectionner des outils de mesure et de suivi pertinents pour chaque contexte. Cela passe, pour les PME, par des démarches progressives comme l’intégration de sciences participatives, le développement d’actions en faveur de la biodiversité en s’appuyant sur des associations nationales (par exemple la Ligue pour la protection des oiseaux), et la collaboration avec les parties prenantes locales. Les grandes entreprises tendent à structurer leurs démarches via des référentiels internationaux (enjeux de capital naturel, convention diversité), mais doivent assurer l’adaptation et le partage des connaissances sur la biodiversité jusque dans les filiales ou sur chaque projet.Créer de la valeur et favoriser l’engagement
Voici quelques leviers pour contourner les principaux freins :- Mettre en place des projets pilotes pour tester sur un site ou une zone d’activité l’efficacité de la gestion durable des ressources, l’alimentation durable ou la restauration de la nature environnante.
- Faciliter l’accès à des fonds externes : des dispositifs de financement de projets en faveur de la biodiversité existent, y compris au niveau national.
- Mobiliser les collaborateurs autour des enjeux du développement durable et de la préservation biodiversité grâce à des programmes de formation et à la valorisation de leurs initiatives.
- Coconstruire des partenariats avec d’autres entreprises pour mutualiser les actions, ou avec des organismes de protection biodiversité pour bénéficier de leur expertise et crédibilité.
- Assurer la traçabilité des résultats et communiquer régulièrement sur les progrès réalisés pour renforcer la confiance des parties prenantes internes et externes, tout en favorisant une gestion continue.