Comprendre qui sont les stakeholders en entreprise
Définir les parties prenantes dans le contexte de l’entreprise
La notion de stakeholders, ou parties prenantes, occupe une place centrale dans la responsabilite societale des entreprises. Selon la stakeholder theory, développée dans les sciences gestion et le management strategique, les parties prenantes désignent l’ensemble des acteurs, groupes ou organisations qui influencent ou sont influencés par les activités de l’entreprise. Cela inclut non seulement les actionnaires, mais aussi les salariés, clients, fournisseurs, collectivités locales, ONG, pouvoirs publics, et même l’environnement.
Comprendre qui sont les stakeholders d’une entreprise, c’est reconnaître la diversité des interets et des attentes qui s’expriment autour de ses activités. Cette approche multi stakeholder permet d’intégrer les enjeux de developpement durable, de protection environnement, de gestion de l’eau, ou encore de respect des normes internationales dans le processus d’élaboration et de mise oeuvre de la politique RSE.
Catégorisation et identification des parties prenantes
Les parties prenantes peuvent être regroupées en plusieurs categories, selon leur niveau d’influence, leur proximité avec l’entreprise ou la nature de leur relation. On distingue souvent :
- Les parties prenantes internes : salariés, direction, actionnaires
- Les parties prenantes externes : clients, fournisseurs, partenaires, collectivités, ONG, médias
- Les parties prenantes institutionnelles : autorités publiques, organismes de normalisation, universités
Chaque groupe de stakeholders représente des attentes spécifiques, parfois divergentes, qu’il convient d’identifier pour adapter la gestion et le management stakeholder. Cette étape est essentielle pour structurer un dialogue constructif et orienter la responsabilite sociale de l’entreprise.
Enjeux de la reconnaissance des parties prenantes
La reconnaissance des parties prenantes s’inscrit dans une démarche stratégique, soutenue par les recommandations de l’academy management review vol et des university press en science politique. Elle permet à l’entreprise de mieux anticiper les risques, de renforcer sa légitimité, et d’améliorer sa performance globale. Dans certains pays, la prise en compte des stakeholders est même encadrée par des normes ou des obligations légales, comme l’illustre l’article 17 de la loi Sapin 2 en France. Pour approfondir l’impact de cette réglementation sur les entreprises de taille moyenne et les grandes sociétés, consultez
cet article dédié à la loi Sapin 2 et la gestion des parties prenantes.
La compréhension fine des parties prenantes constitue ainsi le socle de tout processus d’élaboration et de gestion efficace de la responsabilite sociale en entreprise.
Cartographier les parties prenantes : méthodes adaptées à la taille de l’entreprise
Adapter la cartographie des parties prenantes à la taille de l’entreprise
La cartographie des parties prenantes est une étape clé du management stratégique et de la responsabilite societale des entreprises. Elle permet d’identifier, de classer et de prioriser les groupes et acteurs qui influencent ou sont influencés par l’entreprise. Ce processus d’élaboration varie selon la taille de l’organisation, que l’on soit une entreprise de taille moyenne ou une grande société.
Pour une entreprise de taille moyenne, la cartographie s’appuie souvent sur une approche pragmatique et évolutive. Il s’agit d’identifier les principales catégories de stakeholders :
- Clients et consommateurs
- Fournisseurs et sous-traitants
- Collaborateurs et syndicats
- Collectivités locales et autorités publiques
- Associations environnementales et ONG
L’objectif est de comprendre les intérêts, attentes et niveaux d’influence de chaque groupe. Cette démarche s’inspire des principes de la stakeholder theory et des recommandations issues des sciences gestion et du management review.
Dans une grande entreprise, la cartographie des parties prenantes devient plus complexe. On utilise des outils structurés, comme les matrices d’influence/intérêt ou les analyses multi stakeholder. Ces méthodes permettent de croiser les attentes sociétales, les enjeux de developpement durable, la gestion de l’eau, la protection de l’environnement, et la conformité aux normes internationales. Les grandes organisations s’appuient souvent sur des référentiels issus de la science politique, de l’academy management ou des university press pour structurer leur processus.
Voici un exemple de tableau synthétique pour comparer les approches :
| Type d’entreprise |
Méthode privilégiée |
Nombre de catégories de parties prenantes |
Outils utilisés |
| Entreprise de taille moyenne |
Identification directe, entretiens, ateliers |
5 à 8 |
Cartographie simple, grille d’analyse |
| Grande entreprise |
Analyse multi stakeholder, matrices d’influence |
10 et plus |
Outils numériques, bases de données, benchmark |
La cartographie n’est pas un exercice figé. Elle doit évoluer avec l’environnement, les politiques publiques, et la mise en œuvre des actions de responsabilite sociale. Les parties prenantes representent un levier essentiel pour anticiper les risques, répondre aux exigences réglementaires et renforcer la performance RSE.
Pour approfondir la compréhension des obligations réglementaires, notamment pour les entreprises de taille moyenne et les grandes sociétés, consultez
l’analyse de l’article 17 de la loi Sapin 2.
Dialoguer avec les stakeholders : instaurer une communication efficace
Établir un dialogue constructif avec les parties prenantes
La communication avec les stakeholders est un pilier du management responsable. Dans toute entreprise, qu’elle soit de taille moyenne ou une grande corporation, instaurer un échange régulier avec les groupes d’intérêt permet de mieux comprendre leurs attentes et d’anticiper les risques liés à la gestion des enjeux sociétaux. Les parties prenantes représentent une diversité d’acteurs : salariés, clients, fournisseurs, collectivités, ONG, investisseurs, et parfois même des représentants de l’environnement ou de la société civile.
Pour instaurer une communication efficace, il est essentiel de :
- Identifier les canaux adaptés à chaque catégorie de stakeholder (réunions, enquêtes, plateformes digitales, ateliers multi-stakeholder, etc.)
- Adapter le niveau d’information selon l’intérêt et l’influence de chaque groupe
- Favoriser la transparence sur les processus d’élaboration et de mise en œuvre des politiques de responsabilité sociétale
- Mettre en place des dispositifs de retour d’expérience pour améliorer en continu la relation avec les prenantes
L’approche multi stakeholder, souvent recommandée dans la littérature en management stratégique et sciences de gestion (voir notamment la stakeholder theory), encourage la co-construction et la légitimité des actions RSE. Les normes internationales, telles que l’ISO 26000, insistent sur la nécessité d’un dialogue ouvert et structuré, notamment dans les secteurs sensibles comme la gestion de l’eau ou la protection de l’environnement.
À l’échelle internationale, certaines organisations adaptent leur communication selon les pays, en tenant compte des spécificités culturelles et réglementaires. Cela permet de renforcer la crédibilité et l’acceptabilité des démarches de développement durable.
Pour aller plus loin sur l’importance de l’engagement des stakeholders dans la finance responsable, découvrez
comment l’ISR devient un levier d’investissement responsable pour les entreprises.
Enfin, il est utile de rappeler que la qualité du dialogue avec les parties prenantes influence directement la performance RSE et la réputation de l’entreprise. Un management stakeholder efficace s’appuie sur des processus clairs, une écoute active et une volonté d’intégrer les attentes sociétales dans la stratégie globale.
Impliquer les stakeholders dans la co-construction des actions RSE
Favoriser la co-construction avec les parties prenantes
Impliquer les stakeholders dans la définition et la mise en œuvre des actions de responsabilité sociétale est aujourd’hui un levier clé pour renforcer la pertinence et l’efficacité des démarches RSE. Ce processus s’appuie sur une collaboration active entre l’entreprise et ses parties prenantes, qu’il s’agisse de clients, fournisseurs, salariés, collectivités, ONG ou encore institutions académiques.
Pour réussir cette co-construction, il est essentiel de :
- Identifier les groupes d’intérêt majeurs selon leur influence et leur niveau d’engagement dans la politique RSE de l’entreprise.
- Créer des espaces de dialogue adaptés à chaque catégorie d’acteurs, en tenant compte des spécificités de l’environnement, du secteur d’activité et du pays.
- Mettre en place des ateliers participatifs, des comités multi-stakeholder ou des enquêtes pour recueillir les attentes et propositions concrètes des parties prenantes.
- Intégrer ces contributions dans le processus d’élaboration des plans d’action, en veillant à la transparence et à la traçabilité des décisions prises.
La co-construction permet ainsi de renforcer la légitimité des actions RSE, d’anticiper les risques liés à la gestion des ressources (eau, énergie, biodiversité) et d’améliorer la conformité aux normes internationales (ISO, Global Compact, etc.). Les entreprises qui adoptent un management stakeholder ouvert et structuré bénéficient d’une meilleure acceptation de leurs initiatives, tout en favorisant l’innovation sociale et environnementale.
Dans la pratique, l’implication des parties prenantes dans la co-construction des actions RSE s’inscrit dans une logique de développement durable et de management stratégique. Elle s’appuie sur les enseignements de la stakeholder theory et sur les retours d’expérience publiés dans les revues de management et de sciences de gestion (academy management, management review vol, university press). Cette démarche contribue à renforcer la performance globale de l’entreprise, tout en répondant aux attentes croissantes en matière de responsabilité sociale et de protection de l’environnement.
Gérer les attentes divergentes des stakeholders
Anticiper et arbitrer les attentes contradictoires
Dans la gestion des parties prenantes, il est fréquent de rencontrer des attentes divergentes. Les stakeholders, qu’ils soient internes ou externes à l’entreprise, représentent des intérêts variés, parfois opposés. Par exemple, un groupe d’acteurs peut privilégier la performance économique, tandis qu’un autre mettra l’accent sur la protection de l’environnement ou la gestion responsable de l’eau. Cette diversité de points de vue est inhérente à la responsabilité sociétale des entreprises.
Pour naviguer dans ce contexte complexe, il est essentiel d’adopter une approche structurée du management stakeholder. Cela implique :
- L’identification précise des catégories de parties prenantes et de leurs intérêts spécifiques, en tenant compte du contexte local, du pays et des normes en vigueur.
- L’analyse des risques et opportunités liés à chaque groupe, en s’appuyant sur des outils issus du management stratégique et des sciences de gestion.
- L’élaboration de processus d’arbitrage transparents, permettant de justifier les choix opérés auprès des stakeholders concernés.
Construire un dialogue multi-acteurs pour la légitimité
Le dialogue multi stakeholder est un levier clé pour gérer les attentes divergentes. Il favorise la co-construction de solutions acceptables par le plus grand nombre, tout en renforçant la légitimité des décisions prises. Les organisations peuvent s’appuyer sur des référentiels issus de la stakeholder theory ou de la science politique pour structurer ces échanges.
Quelques bonnes pratiques à considérer :
- Mettre en place des espaces de concertation réguliers, adaptés à la taille de l’entreprise.
- Documenter les processus d’élaboration et de mise en œuvre des politiques RSE.
- Veiller à la représentativité des stakeholders impliqués, afin de ne pas négliger des groupes minoritaires mais stratégiques.
Vers une gestion proactive des conflits d’intérêts
La gestion proactive des conflits d’intérêts entre parties prenantes repose sur la transparence et la traçabilité des décisions. Les entreprises qui s’engagent dans une démarche de responsabilité sociale doivent intégrer ces principes dans leur management stratégique. Cela contribue à renforcer la confiance des stakeholders et à améliorer la performance globale de l’organisation, comme le soulignent de nombreuses publications en management review et university press.
En résumé, la capacité à gérer les attentes divergentes des parties prenantes est un facteur déterminant pour la réussite des politiques de développement durable et la crédibilité des entreprises dans leur environnement.
Indicateurs clés pour évaluer la contribution des parties prenantes
La mesure de l’impact des stakeholders sur la performance RSE d’une entreprise repose sur des indicateurs précis. Il s’agit de comprendre comment l’engagement des parties prenantes influence la responsabilite societale, la gestion de l’environnement, la politique d’eau ou encore l’adoption de normes internationales. Les entreprises, qu’elles soient de taille moyenne ou de grande envergure, doivent s’appuyer sur des outils adaptés pour suivre l’évolution de leur performance.
- Taux de participation des groupes de parties prenantes aux processus d’élaboration et de mise en œuvre des actions RSE
- Nombre d’initiatives co-construites avec les acteurs externes (organisations, collectivités, associations, etc.)
- Évolution des scores dans les évaluations multi stakeholder (ex : audits, certifications, management review)
- Progrès réalisés sur les objectifs de developpement durable, en lien avec les attentes des stakeholders
- Amélioration de la réputation de l’entreprise dans les sciences gestion et auprès des academy management
Retour d’expérience et ajustement du management stakeholder
L’analyse des résultats permet d’ajuster la stratégie de gestion des parties prenantes. Les retours des stakeholders, issus de différents pays ou catégories, sont essentiels pour affiner les processus et renforcer la responsabilite sociale. La prise en compte de leurs interets et de leur definition de la valeur ajoutée contribue à une meilleure protection environnement et à une politique plus inclusive.
Les entreprises peuvent s’appuyer sur la stakeholder theory et les recommandations issues des strategic management et university press pour structurer leur démarche. L’intégration de ces retours dans le management strategique favorise une dynamique d’amélioration continue, essentielle pour répondre aux attentes multi stakeholder et garantir la performance RSE sur le long terme.
Tableau de synthèse : Impact des parties prenantes sur la performance RSE
| Catégories de parties prenantes |
Indicateurs de performance |
Effets sur la RSE |
| Acteurs internes (salariés, management) |
Engagement, taux de participation, formation |
Meilleure appropriation des politiques RSE, innovation |
| Acteurs externes (clients, fournisseurs, ONG) |
Nombre de collaborations, satisfaction, audits |
Renforcement de la confiance, conformité aux normes |
| Organisations sectorielles et institutions |
Partenariats, certifications, implication dans les processus |
Amélioration de la réputation, accès à de nouveaux marchés |
La gestion efficace des stakeholders representent un levier majeur pour la performance RSE. En adaptant les processus d’élaboration et de mise en œuvre, chaque entreprise peut valoriser l’apport de ses parties prenantes et renforcer sa responsabilite societale.